Mika, c’est une pile Duracel, une boule d’énergie, une pêche d’enfer et durant deux heures, il nous l’a prouvé l’été dernier au Festival du Château de Solliès-Pont où, le sourire rayonnant, il a tenu la scène dans des orchestrations d’enfer (bravo les cinq musiciens anglais !), des chansons que les 5.000 fans ont chanté et dansé avec lui, en totale osmose avec un public avec qui, avec un sourire craquant, il a une complicité formidable.

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«La France, c’est mon enfance et une partie de ma jeunesse – me confie-t-il – j’ai été bercé par les musiques et les chansons de France. Il y a trois mots qui riment dans ma tête : France, enfance, tolérance.
Et mon amour de la musique vient de la France… Donc je ne peux qu’être heureux de venir y chanter».

La musique tient une grande place dans votre vie…
Elle représente tout… ou presque. Enfant, j’ai beaucoup voyagé, j’étais timide, solitaire, isolé et c’est la musique qui m’a aidé à m’intégrer, m’imposer. C’est pour cela que j’ai vraiment tenu tête aux maisons de disques qui voulaient que je fasse autre chose que « ma » musique. Je savais ce que je voulais et je crois que j’avais raison !

Vous écoutiez quoi ?
Beaucoup de choses, car j’étais très éclectiques. J’écoutais Barbara, Aznavour, Gainsbourg, ce qui ne m’empêchait pas d’aimer la Callas ou les Beatles et de regarder «Les enfants du rock» ! J’ai aussi beaucoup voyagé, ce qui m’a ouvert à toutes les musiques, car j’y étais sensible.

Chanter en Français

Vous avez mis du temps à chanter en Français… !
Il y avait longtemps que j’avais envie de le faire mais, si je m’exprime assez bien en français, il n’en est pas de même pour écrire. Il me fallait donc trouver la bonne personne et avec Dorian, je me suis trouvé un alter ego. Tout de suite nous nous sommes reconnus, car nous étions sur la même longueur d’onde et il comprend ma sensibilité. Lors de l’enregistrement de ce disque en français nous nous sommes enfermés dans un petit studio de St Rémy de Provence et très vite nous avons écrit la première chanson : «Karen», souvenir d’une rencontre dans un bar parisien, le 82.

Que vous a apporté Dorian ?
Une certaine façon de voir les choses, une façon de me renouveler, d’avoir une nouvelle inspiration tout en restant le Mika que l’on connaît, que les gens aiment. Je pense que dans ces chansons comme «Elle me dit», on me reconnaît quand même. Et puis surtout, une nouvelle envie de rechanter.

L’accident de ma sœur

Vous n’aviez plus envie ?
A l’époque je l’avais un peu perdue à cause de problèmes familiaux comme l’accident de ma sœur. Je me disais alors que par rapport à ces graves problèmes, chanter me semblait futile.
Et puis ma sœur s’est rétablie et la vie a repris… et l’envie de chanter aussi .

Et il nous l’a prouvé avec ce concert incroyable d’énergie et d’originalité. Loin du garçon presque timide de nos rencontres, il devient sur scène un personnage hors du temps, hors norme.
Et il a cette belle phrase : «Je me perds dans la musique… et j’adore ça !».

Source : MikaWebsite[.Com!]t83.fr (Propos recueillis par Jacques Brachet)

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