C’est à un Mika très en retard auquel nous avons eu droit dans le début de l’après-midi, l’artiste ayant sorti son 3e album en septembre 2012, a tenu une conférence à la Villa des Arts de Rabat dans le cadre de la 12e édition du festival Mawazine. Histoire de revenir sur son actualité, sur son show de ce soir et aussi sur ses engagements. Nous avons recueilli pour vous l’ensemble de son échange avec la presse, à découvrir sans plus tarder !

Vous avez sorti votre The Origin of Love, votre 3e album, l’automne dernier, quelle différence par rapport aux deux premiers disques ?

C’est mon troisième disque, j’ai pris l’habitude de faire un album tous les 3/4 ans, et chaque disque est, en fait, une sorte de journal intime de cette période passée, c’est pour cela que mes disques me prennent autant de temps. Et donc The Origin of Love, album qui chante essentiellement l’amour, est un peu le témoin des trois dernières années de ma vie.

Dans Celebrate, vous chantez sur un ton festif après une rupture amoureuse, comment peut-on guérir une histoire d’amour en dansant ?

C’est la culture libanaise, on ne sait jamais si les gens sont contents ou s’ils souffrent. C’est leur façon de survivre avec cette sorte de joie de vivre qui dépasse tous les maux. Cela vient de l’éducation de ma mère, de mes tantes. C’est aussi peut-être une sorte d’ordonnance que je donne à moi-même, ça m’aide à digérer les choses et à les dépasser.

Vous avez déjà brillé lors d’une précédente édition à Mawazine, quels sont vos appréhensions pour ce soir ?

Le fait de revenir dans ce festival me met beaucoup de pression, mais c’est aussi un grand plaisir. Je garde un bon souvenir de mon précédent passage sur la scène de l’OLM Souissi. Ce soir, ça va être un show complètement différent, j’ai été inspiré par l’artiste japonaise Yayoi Kusama en ce qui concerne la mise en scène, tout sera couvert de petits pointillés ! Et puis j’ai 3 albums, avant j’en avais un seul, j’avais pas assez de titres pour faire un show. Maintenant que j’en ai assez, je peux choisir entre mes chansons pour composer mon show. Je chante aussi en français, ce qui est une nouveauté pour mes concerts. Enfin, c’est un spectacle plus frais !

Nous avons vu votre duo avec l’artiste libanaise Karol Sakr où vous avez revisité Relax, comptez-vous collaborer avec des artistes arabes à l’avenir ?

J’ai été très étonné de la version que j’ai faite avec Karol Sakr pour Coke Studio. La première fois que le producteur a commencé à travailler sur la chanson, j’ai réalisé que c’était beau. C’était super pour moi de redécouvrir une chanson à moi comme ça. J’adorerai travailler avec des artistes arabes. Je prévois justement un projet localisé à Beyrouth en 3 langues, qui sera essentiellement musical. Je puise mes inspirations de partout, Fairuz, Gainsbourg, Nina Simone… et j’aimerais bien faire un album sur cette période de ma vie où j’ai côtoyé aussi bien l’arabe, le français que l’anglais, sur les différentes personnes avec lesquelles j’ai grandi. Fairuz, à titre d’exemple a puisé dans les sonorités traditionnelles comme dans la folk et les sons occidentaux, et c’est de cette manière que j’ai envie de travailler.

Vous avez fait un concert en faveur du mariage pour tous dernièrement, la musique change-t-elle les mentalités à vos yeux ?

Oui, mais pas de façon catégorique. La culture sans la liberté n’existe pas, la musique non plus. C’est donc pour cela qu’il faut avoir des manifestations culturelles à l’image du festival Mawazine pour aller de l’avant.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre participation à X Factor Italy ?

C’est très différent des autres émissions du style auxquelles j’ai participé auparavant. Cela fait des années que je le fais, et c’est toujours aussi fun. C’est très libre comme programme, et chaque année de véritables artistes en sortent, écrivent leurs propres albums, font de bons disques qui cartonnent, et c’est pour cela que j’apprécie ma participation au programme !

Source : ONORIENT

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