« Le Parisien week-end » a rencontré Mika : « La musique est mon seul antidote à la déprime »

Le journal « Le Parisien week-end » (du vendredi 13.02.2026 – supplément du « Parisien ») a rencontré Mika ! Cliquez sur les images ci-dessous pour lire l’article ou ici pour télécharger le document au format PDF.


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Article « Le Monde » : Mika ouvre les portes de sa villa en Toscane

Mika ouvre les portes de sa villa en Toscane : « J’ai une mentalité de survivant, d’immigrant. Jetez-nous n’importe où, on y fera jaillir de la poésie ».

Le chanteur présidera vendredi la 41ᵉ édition des Victoires de la musique, après la sortie, fin janvier, de son septième album, « Hyperlove ». Actuellement en tournée, il sera lundi à l’Accor Arena de Paris.

Pour accéder à la villa de Mika, 16 kilomètres au sud-est de Florence, il faut traverser un paysage de fable – montagnettes mouchetées de cyprès et d’oliviers, routes cahoteuses, installations électriques aléatoires, propriétés semi-abandonnées. On sonne à l’Interphone. Une voix de femme nous accueille chaleureusement, dans un italien trempé d’accent roumain. Passé le portail sans prétention, nous voilà nez à nez – ou plutôt nez à groin – avec deux cochons ailés, peints sur une pancarte en bois. « Pigs can fly » (« les cochons peuvent voler »), lit-on au-dessus des deux animaux. Aurait-on, par mégarde, abusé d’un champignon en chemin ? Renseignement pris, l’écriteau fait référence à l’expression « when pigs fly » (« quand les cochons voleront »), équivalent british de notre « quand les poules auront des dents ». Comprendre : à l’impossible, cette vedette-là est tenue.
Il est vrai que Mika, dans un circuit pop de plus en plus balisé, ne fait rien comme tout le monde. A rebours des logiques marketing, sa tournée mondiale, qui passe le lundi 16 février par l’Accor Arena, à Paris, a été annoncée bien avant la sortie, fin janvier, de son septième album, Hyperlove. Lequel se confronte à ce que la plupart de ses pareils fuient comme la peste : la politique, sujet casse-gueule par excellence, où il y a tant à perdre, et si peu à gagner.
En la matière, Mika – Michael Holbrook Penniman Jr, à l’état civil – n’est plus un novice. Le tube qui l’a fait connaître il y a près de vingt ans, Relax, Take It Easy (2007), a été écrit en écho aux attentats de Londres, en 2005, où il vivait alors. Son enfance a été ébranlée par la guerre du Golfe, qui vit son père, banquier, se réfugier huit mois durant à l’ambassade américaine du Koweït – premier d’une suite de traumas familiaux auxquels le jeune Michael répondra par l’apprentissage de la musique. Quant à son arbre généalogique, il s’avère aussi sinueux que les oliviers de sa demeure toscane : y figurent, parmi de proliférantes lignées syriennes et libanaises, le deuxième président des Etats-Unis, John Adams (1735-1826), et l’écrivain américain William Peter Blatty (1928-2017), auteur d’un classique de la littérature horrifique, L’Exorciste (1971).

« Pop alternative »

D’exorcisme, il est beaucoup question sur Hyperlove, tant le disque s’emploie à conjurer fléaux intimes ou sociétaux, à l’instar du single Modern Times. Certes, rien qui ravive Life in Cartoon Motion (2007), miraculeux premier album dont Mika n’est jamais vraiment parvenu à réitérer les audaces opératiques et chromatiques. Reste qu’à son meilleur (Bells, Excuses for Love, Nicotine), le disque se distingue aisément du tout-venant de la variété contemporaine. « J’ai 42 ans, je fais de la pop alternative, un truc qui ne devrait pas exister mais qu’il faut défendre, glisse le chanteur devant l’âtre du salon. C’est tellement plus facile d’écrire des albums comme ça quand on a 20 ans… Comment absorber une certaine maturité, sans renoncer au lâcher-prise ? »
Mika fait visiter le studio qu’il a aménagé dans l’ancienne étable de cette bâtisse du XIVe siècle, qu’il loue depuis 2018 aux propriétaires de la marque toscane Roy Roger’s, fameuse pour avoir importé les jeans en Italie. « Tu vois, ce revêtement blanc, près du piano ? Il a été formé par le fumier des bêtes, autrefois. » Le polyglotte aux trois passeports – américain, britannique et libanais – passe là quatre mois par an, essentiellement studieux. Après une dispute, son compagnon de toujours, le monteur Andreas Dermanis, a claqué la porte et n’est jamais revenu. « Andy [son surnom] est parti pour sauver notre relation », lâche le chanteur dans un sourire. Le couple se retrouve dans la campagne anglaise, près de Hastings, ou à Miami, en Floride, où il dispose d’autres propriétés.
En Toscane, Mika héberge, pour une durée variable, les collaborateurs avec lesquels il conçoit ses chansons, mais aussi la scénographie ou les costumes de sa tournée. Matin, midi et soir, avec l’aide d’une gouvernante roumaine, il leur prépare ses meilleures recettes, dont il nous a offert quelques morceaux de choix – mention spéciale à une succulente soupe de pois chiches et avocat, relevée d’épices fleurant bon la Méditerranée. Le chanteur ne bosse jamais mieux, jure-t-il, que quand il écosse, désosse, assaisonne. « Pendant que je cuisine, j’anime des réunions en enfilant mes écouteurs, je résous des problèmes, je trouve l’inspiration. Mes journées sont rythmées par les repas. Cultiver et cueillir les ingrédients dans le jardin, les savourer avec mes équipes, courir 16 kilomètres par jour pour éliminer les calories… »

Obsession gastronomique

Des livres de grands chefs, disséminés sur les étagères, témoignent de son obsession gastronomique. Si le filon musical venait à se tarir, Mika se verrait bien tenir une auberge, un club de jazz, un bar, un atelier… Voire tout cela à la fois. « Il arrive que de petites choses procurent énormément de sens et de bonheur… J’ai une mentalité de survivant, d’immigrant. Jetez-nous n’importe où, on y fera jaillir de la poésie. » C’est cette dimension artisanale qu’il apprécie en Italie, où il loue également un entrepôt, dans les Pouilles, pour confectionner et stocker ses vêtements. « Ici, on fait, on fabrique, on produit. » Quand il ne mitonne pas, Mika se sustente dans une station-service à Ginestra Fiorentina, un village à quelques kilomètres de chez lui. « Leur resto est délicieux… C’est l’Italie que j’adore, celle des coopératives alimentaires, des petits ateliers de couture… Une partie de l’album a été enregistrée à SAMworld, un studio près de Pise. Je n’avais jamais vu du matériel vintage d’aussi bonne qualité. »
En France, où il présidera les Victoires de la musique vendredi 13 février, Mika doit une partie de sa célébrité à ses apparitions télévisuelles, du « Téléthon » à « The Voice ». En Italie aussi, comme dans les autres pays où il est populaire, de l’Espagne au Royaume-Uni. Invité régulier du Festival de Sanremo – qui lui a inspiré le titre d’une chanson –, coach et juré pour divers télé-crochets, protagoniste d’une émission à succès en 2016 et 2017 (« Stasera casa Mika »), il a coanimé en 2022 à Turin le concours de l’Eurovision. L’Ukraine, tout juste envahie par la Russie, l’emporta haut la main. « Le tempérament italien, ce mélange de drame et de jeu, était parfaitement adapté à cette édition étrange… Le professionnalisme clinique des éditions ultérieures m’a plus dérangé. A force de vouloir être neutre et diplomatique, plus rien ne passe, ni message ni émotion. »
Pour l’heure, cinq Etats ont annoncé boycotter le prochain concours, qui se tiendra en mai à Vienne, pour protester contre la présence d’Israël. « Sur cette question très délicate, j’aime le fait que chaque participant, après avoir pris la température du pays, réponde à sa manière, parfois bruyamment. » Il marque une longue pause. « Les agressions territoriales requièrent une réponse appropriée, qu’il s’agisse de la Russie, des Etats-Unis ou d’Israël. Mais je me méfie des généralisations. Rien de pire que de réduire au silence, dans un pays en guerre, les voix de la liberté, les individus… Cela dit, dans un contexte de divertissement hypercommercial, il peut être opportun d’écarter les pays qui ne sont pas en phase avec les valeurs des autres participants. »

Univers circassien

Des croquis de la scénographie de la tournée, inspirés par le constructivisme russe, tapissent les murs en pierre. L’un d’eux représente un énorme mégaphone. « Dans l’essai The Braindead Megaphone [2007, non traduit], George Saunders écrit que ce n’est plus la qualité ou la vérité d’un discours qui importe, mais sa taille, son volume. Pour moi, c’est le grand prophète de notre temps. » Sur la table basse, des objets bigarrés accrochent l’œil : une boîte à montres, conçue avec sa sœur Yasmine, illustratrice, pour une marque suisse ; un crucifix inversé, offert par un ami designer, le Belge Job Smeets… « Il l’envoie à ceux qu’il considère comme les meilleurs clowns de la culture… »
Il se trouve que l’univers circassien a nourri Hyperlove. « Dans notre époque hyperbolique, marquée par l’hyperpolitique, l’hypercommercialisation, l’hypercommunication, on ne sait plus qui est clown et qui ne l’est pas… J’ai beaucoup pensé aux Années folles, une période de grands clowns, justement. » Sur la pochette du disque, un effet visuel tire le sourire du chanteur vers la grimace ; la joie se teinte d’effroi. « Quand le langage clownesque échappe aux artistes pour être récupéré par les politiciens, il devient dangereux. Pour moi, la réponse tient dans l’amour. L’hyperamour. »
La majorité des vedettes anglophones ayant trouvé refuge dans le « Bel Paese » – Thom Yorke, Mick Jagger, Harry Styles… – brillent par leur discrétion. Pas Mika, qui se jette volontiers dans l’arène politique. Lorsque, en 2015, des tags homophobes l’ont visé, à Florence, il a riposté par une campagne de soutien à la communauté LGBTQIA+, sur les réseaux sociaux. « La Renaissance est née ici en abattant les murs et en faisant entrer la lumière », insiste cet Européen convaincu. Et de citer l’essayiste Tzvetan Todorov (1939-2017) : « Il n’y a pas d’Europe sans les Lumières, et pas de Lumières sans l’Europe. »

« Paolo Conte m’obsède »

Au cours d’une autre querelle avec Andy, il y a une dizaine d’années, Mika a ressenti un violent rejet de leur quotidien londonien, à Chelsea. « Je détestais nos voisins, les magasins, les gens dans le parc… Je suis parti, j’ai traversé l’Italie en voiture avec nos chiens, et j’ai fini par trouver cette maison. Je vois ce pays comme un corridor entre l’Afrique, le monde arabe et l’Europe du Nord. Tout l’inverse du navire de guerre mercantile et colonial qu’est la Grande-Bretagne, avec ses canons dirigés vers le reste du monde. »
Comme il le fait avec le français, dans lequel il chante un gros quart de son répertoire, Mika mène une carrière parallèle dans la langue de Dante, commencée en 2008 par une collaboration, sous le pseudonyme d’Alice, avec Eros Ramazzotti. Plus récemment, il a rendu visite dans son Piémont natal à Paolo Conte, avec qui il a enregistré quelques morceaux, encore inédits. Une photographie dédicacée de l’auguste chansonnier en atteste, près de la cheminée. « Il m’obsède. Sa poésie participe de la texture de sa voix, comme Tom Waits ou Cameron Winter. »
Inconsolable, il a joué en boucle l’album de ce dernier, Heavy Metal (2024), dans les jours qui ont suivi la mort de sa chienne, Melachi, fin janvier. Elle avait 16 ans. « Il était 14 h 15, j’étais à Paris, j’ai appelé Andy, il n’a pas répondu. J’ai senti qu’elle était partie à ce moment précis. Je ne suis pas très mystique, mais je crois en ces connexions. » Dans le salon, des figurines de Tintin veillent sur la photo de Paolo Conte. « J’adore Tintin, au même titre que Winnie l’ourson, sur lequel on pourrait baser un cours de religions comparées, confie ce chanteur prisé des enfants, et dont la mère couturière, morte en 2021, continue d’inspirer les travaux. Plus que de Tintin, je me sens proche du capitaine Haddock. Ou de Milou, qui voyage en toute discrétion. » Dans le monde de Mika, les chiens aussi savent voler.
Source : Le Monde


Audio : Mika dans l’émission « À l’écoute »

Naomi Clément a rencontré Mika dans l’émission « À l’écoute » lors de laquelle il a sélectionné plusieurs titres de différents artistes et exprimé son ressenti.

Les chansons des artistes ont été coupées au montage. Afin d’écouter l’émission en intégralité rendez-vous sur Apple Music.

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Source : MikaWebsite[.Com!]Apple Music



Audio : Mika – « Le Goût de M » (Le Monde podcast par Géraldine Sarratia)

Qu’est-ce qu’avoir du goût ? Qui a bon goût, mauvais goût ? Le goût est-il un héritage, le produit d’une éducation, le signe d’une appartenance sociale ? Ou au contraire, le fruit d’une construction personnelle, une mise en scène de soi ? Comment devient-il, au final, inséparable de ce que nous sommes ?

Chaque vendredi, « Le goût de M » part à la rencontre d’une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine, et lui demande de raconter son histoire personnelle du goût. Comment elle l’a constitué, en continuité ou en rupture avec son milieu d’origine, comment il a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences, du goût de l’époque aussi.

« Le goût de M » est le podcast de M, le magazine du Monde, produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)

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L’album s’intitule Hyperlove. C’est le septième disque de Mika, que l’on a découvert il y a presque vingt ans avec Life in Cartoon Motion, un premier opus qui contenait des tubes planétaires comme Relax, Take It Easy ou Grace Kelly. Des titres aux mélodies entêtantes, empruntant autant aux Beatles qu’à la musique classique. Adolescent tourmenté devenu chanteur surdoué, Mika, 42 ans, s’interroge dans ce disque électropop et dansant – son premier entièrement en anglais depuis My Name Is Michael Holbrook (2019) – sur la manière de trouver une croyance positive dans le monde moderne et sur la façon d’aimer mieux.

Nous sommes allés à sa rencontre dans les locaux de son label, Universal, près de la place du Panthéon à Paris. Il y raconte la genèse de son album, ponctué d’interludes assurés par le réalisateur John Waters, qu’il décrit comme le « roi des freaks, roi de l’alternatif, là où le trash devient sublime et le doux devient terrifiant ». Dans son panthéon d’artistes figurent aussi Prince, Queen et Nina Simone, et surtout l’Américain Harry Nilsson, dont l’album Pandemonium Shadow Show (1967) l’a fasciné par ses accents pop psychédéliques. La même année sortait aussi Bobino 1967, disque d’une chanteuse française qu’il adule : Barbara, qui, selon lui, « métabolise sa tristesse avec la mélodie ».

Dans cet épisode du Goût de M, le chanteur, de nationalités libanaise, américaine et britannique, évoque les lieux de son enfance : une grande maison à Paris, dans le 16ᵉ arrondissement, où sa mère, couturière, travaillait au milieu des machines à coudre, « avec des tissus de toutes les couleurs venant du monde entier : de la soie, de la Chine, des cotons de Damas, des laines de Côme ». Un environnement qui a nourri son goût pour le textile.

Contraints de quitter Paris en raison de difficultés financières, la famille s’installe à Londres, où elle vit dans un bed and breakfast « à la Fawlty Towers », dans le quartier de Pimlico. Rare objet à ne pas avoir été saisi par les huissiers, le piano sur lequel Mika écrit ses premières chansons les suit. Un objet fétiche qu’il possède encore aujourd’hui, tout comme une mallette en cuir où il conservait ses cassettes étiquetées, ses premières compositions, soigneusement classées selon ses émotions.

Source : Le Monde



« Excuses For Love » : Visionnez le clip du nouveau titre de Mika

Découvrez le clip du titre « Excuses For Love, issu du dernier album « Hyperlove ».

Cliquez et retrouvez tous les clips de Mika !

Bonne découverte et bon visionnage à tous !

Source : YouTube MIKA



Vidéo : Mika dans l’émission « El Hormiguero »

À l’occasion de la sortie de son nouvel album « Hyperlove », Mika était invité dans l’émission « El Hormiguero » diffusée en Espagne sur Antena 3 le 02 février 2026.

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Interview « L’Éclaireur Fnac » : Mika dévoile les inspirations de son nouvel album « Hyperlove »

Trois ans après un disque chanté intégralement en français, Mika revient à l’anglais avec « Hyperlove », un album electro pop lumineux et ultra-efficace qui interroge notre rapport aux autres à l’ère du virtuel. Entre questionnements existentiels et prescriptions musicales, le chanteur se confie.

Lorsque nous le rejoignons en backstage après une séance de dédicaces à la Fnac des Ternes, Mika croule sous les cadeaux. Bouquets de fleurs, peluches, lettres… Le dandy libano-britannique est incontestablement populaire, comme en témoigne la cohorte de fans qui l’attendent à la sortie, à côté de son taxi. Il faut dire que Mika est sur tous les fronts. Juré dans The Voice, engagements (il a par exemple été le parrain du Téléthon en 2024), il met sa notoriété au service des autres, tout en restant l’artiste solaire et flamboyant que l’on connaît.

Trois ans après son album Que ta tête fleurisse toujours, il présente un septième album, Hyperlove, sorti le 23 janvier dernier. Une ode à la passion ? Plutôt un album de transition, qui navigue entre euphorie et introspection, sur lequel Mika parle de nostalgie, désir et liberté sur des nappes de synthés rétro-futuristes et des sonorités qui le racontent intensément.

Nous avons parlé avec lui de son mood actuel, de ses inspirations et de l’inspiration pop ultime. Rien que ça.

Tu as appelé ton album Hyperlove. En quoi diffère-t-il de ce que tu as exploré dans tes précédents disques ?

Il y a le mot « love », évidemment, mais ce qui est drôle, c’est que je ne suis pas du tout à la recherche de l’amour au sens romantique, ni du romantisme dans cet album. C’est plutôt une quête de l’âme, un état des lieux de mon propre état d’esprit.

Je me demande : est-ce que j’ai encore la liberté d’esprit que j’avais avant ? Est-ce que mon âme est libre ? Est-ce que j’ai un cœur intense mais léger ? Tout ça me permet de mieux comprendre le monde autour de moi, mais aussi les relations et les liens invisibles qui se créent avec les autres.

C’est une forme de « reset » personnel, pour me donner les meilleures bases possibles pour les années à venir. J’aime ces albums de transition, où l’on suit l’instinct sans penser aux conséquences ni aux codes commerciaux.

On y perçoit parfois une forme de vibration douce-amère, presque de pessimisme…

Je ne dirais pas pessimiste, plutôt réaliste, vu les temps qui courent. Comme une forme de résistance poétique face à certaines situations du monde que je n’aime pas.

Dire qu’on n’aime pas quelque chose, l’exprimer de façon éloquente, c’est déjà une manière de résister. Répondre poétiquement permet aussi d’imaginer un futur différent, ou au moins de le questionner. Donc non, ce n’est pas négatif : c’est lucide.

Est-ce que c’est l’amour romantique, familial ou spirituel qui t’a le plus inspiré ?

Plutôt la spiritualité.

Tu es croyant ?

J’ai la foi, mais je ne suis pas pratiquant. Et je ne suis pas très mystique non plus. Je me rends compte que ça peut sembler contradictoire d’écrire une chanson qui s’appelle Immortal Love, qui parle de l’âme éternelle, tout en disant que je ne suis pas mystique. Mais pour moi, c’est totalement cohérent.

Ça offre une perspective plus large, une vision à long terme, sans forcément passer par le mysticisme.

À quel point ton parcours multiculturel se retrouve-t-il dans la texture musicale de l’album ?

C’est la définition même du son de l’album. Il y a une ouverture à l’électronique, des chœurs, des touches orientales, un côté anglo-saxon, parfois plus latin dans les harmonies.

Ce mélange sert ce que je raconte, sans être enfermé dans un style précis. Je ne m’impose aucune contrainte sonore. Je viens de la musique classique, j’écris des chansons pop, mais je considère ma pop comme alternative.

Ces contrastes enrichissent la palette sonore, ce sont des parfums, des textures qui me définissent. Je ne veux pas me restreindre.

Quels albums pourraient être les parents spirituels de la pop intense d’Hyperlove ?

Je me suis beaucoup inspiré d’artistes qui ont fait des albums dans le vide, sans penser aux conséquences.

Il y a toute la musique classique et expérimentale, de John Cage à Steve Reich, en passant par Laurie Anderson. Ensuite, l’immensité et le côté rêveur des productions de Trevor Horn, que l’on retrouve chez Grace Jones ou sur Welcome to the Pleasuredome de Frankie Goes to Hollywood.

Et puis, dans la manière dont la voix dialogue avec les textures sonores, je dirais Talking Heads et David Byrne. Si je devais résumer : c’est joyeusement libre. Libéré, et libérateur.

Tu sembles critique vis-à-vis de la standardisation des albums à l’ère du streaming…

Oui, j’ai l’impression qu’il y a une réduction des palettes sonores aujourd’hui. Je ne comprends pas pourquoi on se limite, alors que le numérique permet justement de faire rêver encore plus.

Streamer un album ne veut pas dire faire six titres. Au contraire ! On peut imaginer différentes versions de disques, des albums longs, riches, généreux.

Tes pochettes sont toujours très travaillées. Quelles influences ont nourri l’univers visuel de l’album Hyperlove ?

Je me suis surtout inspiré de l’écriture. D’un journaliste en particulier : Hunter S. Thompson. Il avait ce regard dystopique, drôle, vif, provocateur. Il a écrit Las Vegas Parano et collaborait avec le magazine Rolling Stone. Je me suis demandé à quoi ressemblerait une pochette d’album si Hunter S. Thompson en était l’auteur.

On sait que tu es boulimique de musique. Quelles sont tes dernières grandes découvertes ?

Cameron Winter, le chanteur du groupe Geese, qui a sorti un album solo. Il est incroyable, totalement sans filtre et il n’a que 23 ans. J’attends vraiment de le voir en solo, parce que son expression artistique me fascine. C’est ce qui m’inspire le plus en ce moment.

Le vinyle est redevenu l’objet roi. Quelle pépite recommanderais-tu pour faire découvrir la pop à quelqu’un ?

Pandemonium Shadow Show de Harry Nilsson, sorti en 1967. Un album qui n’a pas marché à sa sortie, mais qui a redéfini la pop. Il est devenu l’artiste préféré des Beatles, les a profondément inspirés, et a influencé la pop mélodique et psychédélique pour les décennies suivantes. Un disque qui n’a pas seulement marqué cinq ans de musique, mais quarante. Incontournable !

Source : L’Éclaireur Fnac



Interview « La Tribune » – Mika : « La musique me maintient en vie »

Le journal « La Tribune » (du dimanche 01.02.2026 – n°122) a rencontré Mika ! Cliquez sur l’image ci-dessous pour lire l’interview ou ici pour télécharger le document au format PDF.

Source : MikaWebsite[.Com!]



Vidéo : Mika interprète un Medley & appel aux Dons avec Teddy Riner dans « Le Gala des Pièces Jaunes 2026 »

Le Gala des Pièces Jaunes 2026 a été diffusé sur France 2 le vendredi 30 janvier 2026. Mika était invité pour l’occasion et a chanté un Medley de certaines de ses chansons qui sont les plus connues. Vous découvrirez également l’appel aux Dons que Mika a fait accompagné de Teddy Riner.

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Source : MikaWebsite[.Com!]



« Festival Foire aux Vins d’Alsace 2026 » : Mika en concert le jeudi 06 août

Artiste libre et inclassable, Mika a façonné un univers pop foisonnant, mêlant exubérance, poésie et profondeur émotionnelle. Révélé au milieu des années 2000 par des titres devenus emblématiques, il a construit une œuvre internationale nourrie de contrastes, où la joie flamboyante côtoie une introspection assumée. Explorateur infatigable, il n’a cessé d’élargir son champ artistique, de la pop orchestrale aux écritures plus intimes, notamment en français. Ses concerts conjuguent énergie, sens du spectacle et liberté expressive.

Rendez-vous sur la billetterie officielle pour réserver vos billets (à partir de 57 €).

Placement libre dans la salle (assis / debout)
L’entrée à la Foire est comprise dans le billet du spectacle.

Ouverture des portes : 18h30 (pass express : 18h15)

Ordre de passage :

LUIZA
MIKA

Vous êtes en situation de handicap et porteur d’une carte CMI ? Merci de contacter le service billetterie au 03.90.50.51.02 afin d’effectuer votre réservation.

Source : Foire aux Vins d’Alsace



Vidéo : « En aparté » avec Mika – Émission du 26.01.2026

Une personnalité se retrouve seule dans un appartement pour répondre aux questions de la journaliste Nathalie Levy qu’elle ne voit pas et avec laquelle elle discute de son actualité, de sa vie et de sa carrière. Une émission en toute intimité, à la forme originale et unique.

Son nom évoque des couleurs pop, des arcs en ciel, un art de la joie qui vient des profondeurs et une folle envie de danser. Un feu d’artifice qui dure depuis près de vingt ans et toujours en rythme ! Mika est en aparté.

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Source : MikaWebsite[.Com!]



Audio : Interview « RTL » – Mika invité spécial de l’émission « Bonus Track »

Dans « Bonus Track », l’émission musicale animée par Éric Jean-Jean, découvrez tous les secrets de vos chansons préférées. Grâce à des histoires parfois méconnues et des anecdotes, vous n’écouterez plus jamais ces tubes planétaires de la même façon…

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Source : MikaWebsite[.Com!]RTL.fr



Vidéo : Mika dans « Le 1945 » sur M6 pour la sortie de son nouvel album « Hyperlove »

Une interview de Mika a été diffusée dans « Le 1945 » sur M6 le 25 janvier 2026 à l’occasion de la sortie de son nouvel album « Hyperlove ».

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Source : MikaWebsite[.Com!]



Vidéo : Star Academy 2025 – Mika chante « Modern Times »

Mika a chanté son titre « Moder Times », issu de son dernier album « Hyperlove », sur le plateau de la Star Academy ce samedi 24 janvier 2026.

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Interview « L’Humanité » – Mika : « Nous avons besoin d’un monde qui s’autorise davantage de poésie »

Le journal « L’Humanité » a rencontré Mika ! Cliquez sur l’image ci-dessous pour lire l’interview ou ici pour télécharger le document au format PDF.

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Vidéo : Star Academy 2025 – Ambre, Victor et Mika chantent « Underwater »

Ambre et Victor sont tranquilles cette semaine. Ils ont la chance de partager un trio avec le chanteur Mika sur « Underwater ». Un moment de partage intense avec le chanteur au grand cœur.

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Interview « Ouest-France » – Mika : « L’euphorie et la liberté »

Le journal Ouest-France a rencontré Mika ! Cliquez sur l’image ci-dessous pour lire l’interview ou ici pour télécharger le document au format PDF.

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Interview « TV5MONDE » – Mika de retour avec « Hyperlove », un album façon « opéra électronique »

Mika revient à l’anglais vendredi avec « Hyperlove », manège des émotions fidèle à l’univers fantasque de ce chanteur pop américano-libanais, chouchou notamment du public français depuis « Relax, take it easy » et président d’honneur des prochaines Victoires de la musique.

Sept ans que Mika n’avait pas sorti d’album dans la langue de Shakespeare: son dernier opus, en 2023, se déclinait uniquement en français et rendait hommage à sa mère décédée d’un cancer.

A 42 ans, l’auteur-compositeur-interprète livre un nouveau projet à son image, coloré mais « pas du tout lisse », entre notes de piano et synthés analogiques, a-t-il confié à l’AFP lors d’une rencontre à Paris, avant une tournée européenne dès février.

Vous avez été choisi comme président d’honneur des Victoires de la musique, le 13 février. Un symbole supplémentaire de votre histoire d’amour avec les Français ?

« La seule maison que j’ai, c’est ma musique, c’est la scène. Dans cette maison qui voyage, je retrouve une sorte d’universalité qui n’est pas limitée par des frontières ou par des langues différentes. Et le fait que moi, en tant qu’étranger, avec ce lien tellement fort que j’ai avec la France, ils m’aient choisi de cette manière-là, ça m’a étonné, mais ça m’a touché énormément. »

Comment s’est noué ce lien, intact depuis l’album « Life in Cartoon Motion » (2007) ?

« J’ai l’impression que dans ma conversation avec la France, j’ai eu le temps du questionnement, de l’expérimentation: aller faire des concerts avec un orchestre de chambre, chanter un petit peu en français, revenir à l’anglais, faire de l’électro, de l’acoustique. J’ai même eu le temps de faire de la télé (comme ex-coach de « The Voice » sur TF1, ndlr) sans qu’elle ne me définisse non plus. En Angleterre, ils ne m’ont pas donné ce temps, au début. Il m’a été accordé d’une manière beaucoup plus généreuse et constante en France. Et j’en suis reconnaissant. »

Dans quel état d’esprit avez-vous conçu « Hyperlove » ?

« Je suis un énorme fan de Hunter S. Thompson (journaliste américain qui a popularisé le style gonzo et écrit « Las Vegas Parano » en 1971, ndlr). C’est comme si un album pop était sorti d’un fantasme de Hunter S. Thompson. Je me secoue, je me mets à l’envers, j’écris un album qui est comme une sorte d’opéra électronique. Comme rien n’est garanti aujourd’hui, ce qui va marcher, ce qui va passer à la radio, ce qui va être playlisté ou pas, je suis libre. Et j’y vais avec une liberté brûlante. Je me permets de rêver d’une manière aussi intimiste que fantaisiste et grandiose, comme si c’était mon premier album. »

Vous oscillez entre pop électronique et sons analogiques, pour aborder des thématiques profondes…

« L’homme, la machine, le cœur, l’âme. C’était un voyage assez personnel. Je me suis dit, OK, si j’écris tout un album qui part d’un thème aussi grand, peut-être que pour moi aussi, c’est un questionnement. C’est quoi l’amour ? Est-ce que j’ai de l’amour dans ma vie aujourd’hui ? Sous quelle forme ? Ça part dans l’électro, dans les larmes, dans la joie euphorique, la +psychédélie+, le sexe. Et bam, la dernière chanson, qui est +Immortal Love+ (clin d’œil à sa chienne golden retriever, ndlr), parle de l’éternité de l’âme et de cette charge électrique qui désassocie l’amour d’avec le corps. »

Le piano est omniprésent. Quel lien entretenez-vous avec lui ?

« C’est ma plume. C’est mon stylo. Je ne suis pas un pianiste démonstratif, je ne suis pas extrêmement technique. Ce qui est drôle, parce que j’écoute de la musique très compliquée, du jazz jusqu’à du Rachmaninov ou du Poulenc. Mais pour moi, le piano, c’est un truc très intime. Sans lui, je ne peux pas écrire. »

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Vidéo : Pour la sortie de son nouvel album « Hyperlove », Mika se confie sur BFMTV

Son dernier album datait de 2019, le chanteur Mika revient avec un nouvel album intitulé « Hyperlove ». Pour expliquer sa démarche, Mika se confie au micro de BFMTV. Le chanteur démarre une tournée dès le début du mois de février.

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Vidéo : Mika en interview dans « C à vous la suite » sur France 5

Mika était sur le plateau de « C à vous la suite », émission diffusée sur France 5 le jeudi 22 janvier 2026.

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