Phénomène international du monde pop, Mika a titré son troisième album The Origin of Love. Lors de l’édition 2013, il est venu partager avec le public du Festival de Bourges sa générosité, sa légèreté et cette joie qu’il situe au cœur et à l’origine de l’amour. Retrouvons le juste avant le concert du soir au W…

 

Rencontre…

Heureux d’être à Bourges?
Bourges fait partie des grands festivals de France possédant un véritable caractère spécifique. C’est important que des têtes d’affiches, tout comme ceux qui n’ont jamais fait de scène soient là. Certains festivals sont juste à visée rock ou pop mais l’atmosphère n’est jamais aussi bonne qu’à Bourges. Lorsqu’on est en tournée, on n’a guère de contact avec d’autres musiciens que les siens et les studios sont des tours de défense. Être là, c’est avoir le sentiment d’appartenir vraiment à une communauté musicale.

Mika, c’est qui?
Ma notoriété est différente selon les pays. Par exemple aux Etats-Unis ma tournée acoustique s’est vendue en quelques secondes sur le net. Je fais partie d’une pop assez culte, hors de la grosse industrie. Je vais commencer à tourner en Asie entre de grands théâtres de 1000 personnes et dans des petits clubs. Quel que soit le pays, je ne recherche pas à tout prix la reconnaissance. L’important est juste de se sentir comme chez moi à la fin du show.
La notoriété ne me gêne pas au quotidien. Quand je sors de concert, personne ne me voit. Je crois que mon public ne s’imagine pas que je suis si grand et ne porte pas les yeux à bonne hauteur! Et en habit de tous les jours je passe parfaitement inaperçu. Vous savez mon seul problème dans la vie quotidienne est de trouver le temps de sortir!

L’album « The origine of love »?
Ses 14 chansons d’amour fières, grandioses, drôles ou romantiques parlent de ma vie avant mes 30 ans. Refaire le concept dix ans plus tard amènera sûrement des résultats entièrement différents, mais je n’en suis pas là puisque je vais avoir seulement 30 ans au mois d’août. J’ ai déjà eu trois crises de vie mais je me reconstruis à chaque fois. J’aime changer sinon je m’ennuie.

Des projets?
J’ai bien avancé dans l’écriture de l’album que j’enregistre dans deux mois. Ce sera quelque chose d’un peu moins produit, qui limitera les « ingrédients » pour contraster avec ce que j’ai fait ces derniers temps.

L’univers des concerts?
Actuellement je cherche surtout à capter l’attention du public. Cela ne résulte pas d’un son, d’un style d’image, mais de l’intensité de l’échange humain qui est essentiellement issu de mon écriture et de ma voix.

Envie d’en faire plus pour les enfoirés?
C’est unique en France ce collectif de gens qui se motivent avec une telle force pour leur cause. On m’a mis en scène devant des milliers de personnes avec juste un déguisement. Je tombais, me trompais et les autres artistes m disaient quoi faire. J’avais un peu honte mais si on me sollicite à nouveau je serai partant.

La comparaison avec Queen, Freddie Mercury, Elton John, George Michael ou les Scissor sisters?
Cet immense compliment est un cadeau empoisonné. Ce serait dangereux de faire de reprises de ces immenses artistes tant je suis fan. Par contre récemment j’ai chanté des titres de Barbara que personne ne connaissait et c’était très drôle!

Fan de… ?
Je ne sais par qui commencer. Patti Smith peut-être, puisqu’elle était en concert à la cathédrale sur ce même festival? Et puis Björk que j’écoute constamment, c’est ma Madonna à moi! Actuellement je suis obsédé par Steve Wonder et très inspiré par David Byrne.

Des projets?
Le futur album dont j’ai déjà parlé bien sûr, mais je voudrais également créer un show à Paris dans un théâtre de 600 personnes, en acoustique juste avec quelques musiciens, des projections et une mise en scène travaillée. Et puis je suis fasciné par la musique arabe. Je voudras travailler avec des musiciens et producteurs libanais par exemple.

De la pression avant le concert de ce soir au W?
Hier soir en rentrant de Barcelone j’ai eu une crise de panique et du coup nous avons répété jusqu’à 3 heures du matin. Même si le public n’est pas avec moi au départ, le challenge est toujours de le conquérir pendant le spectacle.

Un rituel avant chaque concert?
Me brosser les dents et faire des tas de petits gestes joyeux comme cela autour de mon visage!

Source : Obiwi

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