Interview « Carrefour Savoir » – Mika : Excuse my french
Retrouvez cette interview dans le magazine « Carrefour Savoir » n°296 du mois de février 2024.
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Source : MikaWebsite[.Com!]
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Tout est dans le titre de la news! Mika fait la Une du magazine « Technikart » (n°276).
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Tout est dans le titre de la news! Mika fait la Une du magazine « Télé Loisirs » (n°1979 – semaine du 03 au 09 février 2024).
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Source : MikaWebsite[.Com!] – Mika Fan Club
Le chanteur né au Liban, qui navigue entre Miami et Londres, explore son univers singulier dans un sixième album, ode à la créativité et hommage à sa mère.
Son premier album, Life in Cartoon Motion, avait quelque chose des Beatles. Oui, rien de moins, et rien que ça. Il mêlait la musique classique et la pop, la fanfare et la symphonie, il était fantaisiste, inventif, farfelu et néanmoins très tenu, composé d’une guirlande de tubes (Lollipop en premier lieu). C’était un condensé de Grande-Bretagne. Rencontrer Mika, c’est se souvenir que, même si Londres ressemble désormais à une immense avenue Montaigne (le fric, à ce point-là, c’est pas très chic), cette capitale eut le génie de l’excentricité. Mika avait 23 ans seulement à la sortie de ce bijou. Certains aujourd’hui trouvent le chanteur et coach de The Voice ringard. D’après nous, c’est faux. Il est singulier. C’est un personnage. Il fait songer à Pee-wee, le héros du premier film de Tim Burton : «J’ai conscience qu’on me trouve étrange, mais je l’assume.» Mika est sincère et passionné.
Le jour du rendez-vous, juste avant Noël, présent à Paris pour la promotion de son nouvel album, le chanteur d’1m92 est habillé d’un costume rayé qui ne répond à aucune mode : «C’est moi qui l’ai dessiné. Ce n’est pas difficile de dessiner des vêtements. Essayez, vous y arriverez.» Il se lève gentiment pour faire bouillir de l’eau dans la cuisine du studio du photographe. Mika avait suggéré que cette rencontre se déroule au musée de la Magie, dans le IVe arrondissement, ce qui fut malheureusement impossible à organiser. Il est 13 heures, on boit de la tisane. Mika se nourrit une fois par jour, le soir. Il n’est pas maigre, il est mince.
Que ta tête fleurisse toujours est le titre de son sixième album et le vœu que sa mère a adressé au chanteur alors qu’elle allait s’éteindre, envahie par une tumeur au cerveau. Elle souhaitait à son fils de ne jamais perdre sa créativité. La couverture du disque montre le chanteur tout de blanc vêtu et assis sur un nuage, comme s’il était déjà au ciel. Mika n’est pas croyant mais, depuis quelques années, il discute régulièrement de théologie avec un universitaire, par Zoom : «Je suis un chrétien sécularisé.» Sa mère, libano-syrienne, était melchite : «Ce sont des Grecs orthodoxes qui suivent le Vatican», précise-t-il, souriant. «Enfant, à Londres, plusieurs jours par semaine, je chantais à l’église Brompton Oratory.» Il apprenait aussi le piano et le chant lyrique.
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Archive (2009)
Mika, le grand serein
Culture
28 sept. 2009
Londres est la ville dans laquelle la famille a grandi. Le père, un Américain wasp et homme d’affaires, était né à Jérusalem parce que le grand-père de Mika était diplomate : «Mon père est un modèle en voie de disparition : il est polyglotte, il s’exprime avec une grande politesse, il parle un anglais élégant.» Marc-Olivier Fogiel, proche ami du chanteur, connaît toute la famille et assiste parfois aux repas qui la réunissent : «Le père est un homme d’une civilité extrême. Il regarde chacun de ses enfants avec bienveillance, heureux de les avoir autour de lui.» L’une des sœurs fabrique des bijoux, un frère est architecte.
De nationalité américaine, Mika aime le Liban, son pays natal : «Je n’ignore pas que c’est un pays extrêmement chaotique mais il me donne une identité. Le Liban, c’est aussi de la douceur, l’arabe mélangé au français, des odeurs. Et l’homophobie.» Le chanteur est en couple avec le même homme, un vidéaste, depuis dix-huit ans. Mika vote aux Etats-Unis : «Ce n’est pas compliqué de deviner pour qui.» De la France, il admire «l’identité républicaine. Je suis un mélange entre la culture britannique, tolérante malgré le Brexit, et la culture républicaine française». Lors de sa tournée intitulée Apocalypse Calypso Tour, il donnera un seul concert à Londres, en avril : «Les 30 000 places sont parties tout de suite alors qu’on me prédisait le pire, étant donné que les paroles du nouvel album sont en français.» Il se produira aussi un soir à Paris, à l’Accor Arena. Tout est déjà vendu.
Mika parlait anglais et français dans son enfance, et un peu arabe. Il habite entre Miami et Londres et possède, dans les Pouilles, un «atelier» où se fabriquent les décors et les costumes de ses spectacles, de sacrés shows travaillés au millimètre près. Ses revenus sont «irréguliers». «J’ai souvent peur que l’année à venir soit désastreuse financièrement.» Marc-Olivier Fogiel : «Mika réinvestit une très grande partie de ce qu’il gagne dans ses spectacles. Pour le show qu’il a organisé en clôture de la Coupe du monde de rugby, il a pris de gros risques en ajoutant beaucoup de sa poche, parce qu’il voulait des choses bien précises, et très compliquées à réaliser. Ce fut une réussite. Il avait beaucoup à perdre.»
A Miami, le chanteur est propriétaire d’une maison «ouverte», comme l’était celle, à Londres, dans laquelle il fut élevé. Il décrit, sans niaiserie, un univers qui lui paraît féerique : «Le lieu était rempli de personnes du monde entier : il y avait une vieille dame espagnole qui a vécu chez nous jusqu’à sa mort, à 94 ans ; une Libanaise ; une Russe âgée qui ne parlait que russe. Elle possédait des vêtements en dentelle, très exotiques à mes yeux. Il y avait un jeune homme que nous avions rencontré au Holiday Inn, à Pékin, et qui est venu s’installer au sous-sol, et une vieille Indienne, couturière, avec laquelle ma mère, couturière elle aussi, travaillait. J’ai vu ces personnes disparaître. Ma mère fut l’artisane de ce mode de vie et de ce casting que j’ai aimés.» A cet enchantement se superpose un malheur qu’il a beaucoup raconté : le harcèlement scolaire, une mise au ban accomplie grâce à la complicité d’une enseignante. L’agression fut d’une telle portée que Mika fut déscolarisé un temps par ses parents. Marc-Olivier Fogiel : «Il est intense, très fort et très fragile. Il est volubile mais il garde les choses importantes pour lui. Il a surmonté beaucoup d’obstacles.»
De la guerre au Proche-Orient, Mika dit : «Je sais que renverser une organisation terroriste, c’est très difficile, mais il faut sortir de la situation actuelle.» Ce commentaire n’est pas original mais son auteur ne joue pas à l’expert en relations internationales et lui, au moins, rappelle que le Hamas est une organisation terroriste. Parmi les artistes qu’aime le chanteur se trouvent évidemment les Beatles : «Il faut écouter leurs albums du début à la fin, l’ordre des chansons a un sens. Ce sont des magiciens.» Il aime aussi Elton John, Freddie Mercury, Glenn Gould, Colette Magny et Fellini. Cary Grant est, selon lui, «le meilleur acteur de tous les temps. Les comédiens anglais ont pour eux la connaissance des grands textes et la cérébralité. Les Américains, c’est l’émotion et la technique pour la maîtriser». A ce moment-là, Mika s’improvise à sa façon un peu lunaire expert en stratégie internationale : «Les Australiens allient l’émotion des Américains et la culture des Britanniques. Clac ! Avec les deux ensemble, les Australiens sont dangereux.»
Source : Libération
Découvrez l’interview de Mika diffusée en live sur le compte TikTok de Radio SCOOP !
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Source : YouTube 0ckjj Eriko
Ce jeudi 18 janvier, Mika était l’invité exceptionnel sur Radio SCOOP. Il a fait le déplacement jusque dans les studios pour une interview exclusive et une séance photos et dédicaces.
Après Patrick Bruel, Kendji, Zazie ou encore Benjamin Biolay, c’est Mika qui est venu nous rendre visite dans nos studios, à Saint-Cyr-au-Mont-D’or.
Au programme ? L’enregistrement d’une interview, pour parler de son retour dans The Voice, son album « Que ta tête fleurisse toujours », sa tourée…, et une séance photos & de dédicaces avec des auditeurs qui ont gagné leur invitation sur Radio SCOOP.

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Source : MikaWebsite[.Com!] – Radio SCOOP
Vous avez découvert, il y a quelques jours, la bande annonce de la nouvelle saison de The Voice, la plus belle voix, avec Zazie, Vianney, BigFlo et Oli et le retour de Mika. Découvrez le making of de la bande annonce événement.
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Source : TF1+ – MikaWebsite[.Com!]
Pour son grand retour dans #TheVoice, Mika a décidé de faire une entrée… fracassante !
Zazie, Vianney, BigFlo et Oli et Nikos Aliagas sont littéralement soufflés !
The Voice, avec Mika, Zazie, Vianney, BigFlo & Oli et Nikos Aliagas, prochainement sur TF1 et TF1+.
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Chaque mois, Justine Salmon reçoit une personnalité de la musique pour parler d’une cause qui lui tient à coeur. Ce dimanche 07 janvier 2024, Mika était l’invité de cette émission.
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Source : MikaWebsite[.Com!] – RTL2
Chaque samedi et dimanche de 12h à 13h, Bernard Montiel accueille une personnalité du monde de la musique, du spectacle ou qui fait l’actualité pour un entretien d’une heure ! Ne manquez pas votre RDV incontournable du week-end. A l’occasion de la sortie de son nouvel album « Que ta tête fleurisse toujours » Mika était l’invité ce samedi 6 janvier 2024.
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Source : YouTube RFM France
Côté Club, le rendez-vous de toute la scène française et plus si affinités reçoit Mika pour son album « Que ta tête fleurisse » et Pierre III pour son album « Discothèque ». Bienvenue au Club !
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Source : MikaWebsite[.Com!] – France Inter
Pour clore 2023 en beauté, M6 se met sur son 31 et vous invite à la plus grande fête de l’année en compagnie d’Élodie Gossuin et de tous vos artistes préférés ! Au programme de ce show musical exceptionnel : des tubes d’hier et d’aujourd’hui, le meilleur pour danser ensemble jusqu’en 2024 ! Mika a chanté son tube « C’est la vie » et « Keep it Simple » en duo avec Vianney. Vous verrez également Mika nous souhaiter une Bonne Année 2024 !
Mika interprète « C’est la Vie »
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Mika & Vianney interprètent « Keep It Simple »
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Mika souhaite une Bonne Année 2024
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Source : MikaWebsite[.Com!]
Des extraits des plus belles rencontres avec différents artistes, dont Mika, ont été diffusés lors de cette émission. Retrouvez dans la vidéo ci-dessous uniquement les passages dans lesquels figurent Mika. Vous pouvez visionner l’intégralité du portrait dans l’émission du 09 septembre 2023. Bon visionnage !
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Source : MikaWebsite[.Com!]
De retour avec un nouvel album, Mika nous a confié le temps d’une interview ce qu’il pensait de notre petit pays.
Vous nous avez confié il y a peu que votre retour est un hommage à votre mère Joannie, décédée en 2021 d’un cancer du cerveau…
« C’est un hommage à ce qu’elle m’a transmis pour le bien et pour le pire. Elle m’a formé depuis mon très jeune âge. Il y avait beaucoup d’amour, mais aussi de pression et d’attente. Elle disait toujours que l’ennemi était la médiocrité. C’était dur de vivre avec ça tout le temps. En réalité, elle me donnait une clé vers la liberté. Le titre de l’album est effectivement basé sur un message qu’elle m’avait envoyé et qui disait: « J’espère que ta tête fleurisse toujours. » Elle a écrit ça alors qu’elle était dans un vrai état de souffrance. Elle a posé un geste magnifique. »
Avec cet album qui permet à vos fans d’entrer dans votre enfance, on a l’impression que vous avez beaucoup souffert. Quel a été le plus dur combat de votre jeunesse ? Les amours ? La carrière ? La vie en général ?
« Le combat le plus dur ? C’est une belle question… Ce métier isole, il vous durcit. Parfois, vous perdez ce regard émerveillé sur la vie autour de vous. Et votre cœur s’alourdit. Il s’envole moins. C’est un énorme défi de rester léger. Comme le dit ma chanson, la clé du bonheur est dans une tête qui fleurit parce qu’elle a toujours des idées. Elle se pose des questions. Elle reste curieuse. La solution est là. »
Vous évoquez de nombreux voyages. La Belgique est une terre qui vous inspire ?
« C’est un pays remarquablement créatif par rapport à sa taille. La Belgique est petite et extrêmement grande à la fois. C’est aussi un pays qui n’est pas nécessairement bercé par le soleil et le beau temps. Pourtant, le public belge est le plus chaleureux, le plus joyeux et le plus généreux de tout le continent. Un vrai mystère. »
Quelle image aviez-vous de la Belgique avant d’y être venu ?
« Celle de Tintin. Je suis un fanatique de ses aventures depuis mon enfance. Je suis allé à l’expo Hergé une dizaine de fois. Je finissais par avoir honte de demander des pass VIP pour la visiter, alors je faisais la file comme tout le monde. J’adore aussi les bons petits plats. Qu’est-ce qu’on mange bien chez vous ! »
Vous avez eu l’occasion de goûter à la cuisine belge ?
« Bien sûr. Malheureusement, dans le centre de Bruxelles, beaucoup de mes petits restaurants préférés ont disparu. La faute au Covid: ils ont tous fait faillite. J’adorais aller manger seul dans ces endroits. »
Quel est votre plat belge préféré ?
« Je ne mange que ce qu’il y a de saison. Avant, c’était les moules-frites. Aujourd’hui, je n’en mange plus parce que je suis tombé quelques fois malade au point d’être hospitalisé. Mais pas à Bruxelles (rires) ! »
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ou marqué en matière de culture belge ?
« Chez vous, on peut très facilement s’engager dans une conversation. Cette générosité d’esprit est un trésor, elle est essentielle. Ça peut se passer dans un magasin, dans un restaurant, un bar ou même un festival. Vous avez l’accueil facile, mais pas superficiel comme à l’américaine. Ce sont toujours des échanges vrais et profonds. »
En 2024, vous allez refaire votre come-back aux côtes de Vianney, Zazie et Big Flo dans « The Voice France ».
« Plus libre, plus décomplexé, plus engagé que jamais ! Et avec du cœur. Cela veut dire que je suis devenu moins lisse et plus humain. »
Comment voyez-vous la nouvelle génération ?
« Elle est fertile. On y trouve un bel équilibre entre femmes et hommes. Les artistes ont également moins peur de s’engager, poétiquement aussi. C’est super cette idée de pouvoir assumer sa niche et de la cultiver. »
Vous avez le sens de la découverte des talents. Vous étiez le seul à parier sur Kendji Girac ou le duo des Fréro Delavega. Vos prises de risques paient…
« Il ne faut même pas penser que c’est un risque. Il faut suivre son instinct et rester fan sans trop se poser des questions. »
Pour quel artiste belge bat votre cœur ?
« Je suis vraiment admiratif de Pierre de Maere. Il a une superbe sensibilité, une belle manière de s’exprimer. Ce qu’il est en train de réussir est fantastique. Et humainement, c’est un mec génial. Une très belle personne. C’était le seul avec qui j’avais envie de partager un moment dans tout ce délire des NRJ Music Awards. Nous avons été à la célèbre Maison de Bacon, à Antibes, pour manger une bouillabaisse! »
Avec l’album « Que ta tête fleurisse toujours » et le single « C’est la vie », la pop de Mika prend pour la première fois un goût 100 % francophone. Dans cet album aussi joyeux qu’intime, aussi touchant que dansant, il ouvre une porte sur ses souvenirs et ses émotions, sans perdre sa force universelle. Quatre ans après son dernier disque, il revient plus étonnant que jamais. «Je voulais montrer la couleur de la vie, une chaleur humaine tellement forte qu’elle m’autorise à parler d’une manière plus frontale, mais aussi à être furieusement poétique ou romantique. On sent vraiment le lâcher-prise. La langue française fait partie de ma vie et de mon identité. J’ai l’impression d’être comme dans un refuge et je suis donc plus franc. » Mika se produira en concert à Forest National le 31 mars prochain.
Source : Paris-Match.be
Réunis à Cardiff à l’occasion d’une émission de la télévision britannique, le chanteur pop et le pianiste classique ont accepté de se lancer dans un dialogue inédit, en exclusivité pour «Le Figaro Magazine», sur leur enfance, leur formation, leur rapport au public… Et les raisons de leur admiration mutuelle. (Photos : Vincent Boisot – Article : François Delétraz)
En une saison, «The Piano» s’est imposée comme une émission phare de Channel 4, la quatrième chaîne de télévision de la BBC. Le concept est connu: un télé-crochet pour jeunes talents avec un jury composé de vedettes. Ici, le pianiste Lang Lang face à la pop star Mika. La nouveauté tient au fait que les candidats jouent sur les pianos mis à la disposition des usagers des gares et non sur un plateau de télévision.
C’est ainsi que les caméras de la chaîne ont débarqué dans les gares de Cardiff, Manchester, Victoria Station à Londres, Liverpool et Édimbourg pour filmer les prestations des prétendants. Avec, en mémoire, la bouleversante lauréate de l’année dernière, Lucie. Talentueuse, aveugle, atteinte d’une maladie génétique, Lucie connaissait toutes les musiques et les avait apprises à l’oreille ou en touchant les doigts de son professeur…
Une émission pour les vrais amateurs
Aux candidats, l’émission ne pose qu’une condition: être de véritables amateurs. Autant dire n’avoir jamais reçu de rémunération pour jouer du piano. Le choix de la musique comme celui du genre est libre: classique, jazz ou variété. On peut aussi chanter en s’accompagnant au piano, ou même jouer ses propres compositions. Au terme du processus de sélection, cinq candidats – un par gare — se présentent pour la finale.
Nous nous sommes rendus à Cardiff pour assister à l’un de ces enregistrements. Un piano droit Steinway, partenaire de l’émission, trône au milieu de la salle des pas perdus. En toute discrétion, les jurés Lang Lang et Mika s’installent dans une salle ordinairement réservée aux techniciens pour commenter, devant les caméras, les prestations des musiciens. «Nous ne sommes pas là pour faire des stars», prévient tout de suite Mika. «Cela doit rester très humain», ajoute Lang Lang. De fait, si le stress des candidats est palpable, l’ambiance générale reste très bon enfant. L’animatrice Claudia Winkleman les accueille, leur pose quelques questions puis les invite à s’installer au piano pour qu’ils interprètent leur partition. La première candidate est une femme d’âge mûr, dans la vie conductrice de bus à impériale.
Elle est venue accompagnée d’un chœur amateur d’hommes à la retraite. Dans cette belle salle construite en 1850, leur musique crée une atmosphère particulière. On se croirait lors de la grève des mineurs au temps de l’inflexible Margaret Thatcher. Le moment est si fort que Mika et Lang Lang viennent féliciter la pianiste et ses amis. L’émotion submerge la troupe de musiciens amateurs, qui proposent aux deux stars d’interpréter l’air national gallois. Le mari de la pianiste, qui s’était tenu à l’écart, a les larmes aux yeux. On est très loin de l’ambiance de «The Voice».
Être dans l’ADN de la musique
Mika nous a d’emblée prévenus: «Vous êtes les premiers journalistes à entrer dans la délicate bulle de cette émission. Ici, on est dans le cœur de la musique, avec de vrais amateurs. Même si les interprétations ne sont pas toujours excellentes, elles sont authentiques et transmettent beaucoup d’émotions. On est dans l’ADN de la musique. Ce n’est pas Carnegie Hall ou Salle Pleyel, c’est une gare avec des gens ordinaires. Les moments peuvent être magiques.»
Après un après-midi d’enregistrement, nous avons proposé à Mika et Lang Lang d’écouter chacun un morceau interprété par l’autre, pour guetter leur réaction. On commence par un Nocturne de Chopin, joué par Lang Lang il y a vingt ans. Le concertiste le reconnaît aussitôt. Mika, par humilité devant Lang Lang, et le voyant totalement absorbé par la musique, n’ose pas commenter. Il finira simplement par dire que cet extrait le ramène «aux années où [il] faisai[t] du classique». Et de poursuivre: «J’ai écouté Lang Lang des années avant que nous nous rencontrions.»
Ces deux-là ont fait connaissance par le biais de Rich McKerrow et Ted Hill, les producteurs britanniques à qui l’on doit la brillante idée de les réunir pour une émission de télévision. «Ça a été très compliqué car nous étions tous les deux en tournée, courant d’un train, d’un avion à une salle de concert. Nous en savions peu sur ce projet, si ce n’est qu’il s’agirait de gens de la vraie vie, de pianos dans des gares, avec la garantie que nous pourrions parler sans aucune censure», raconte Mika. «Ce qui nous a plu, ajoute Lang Lang, c’était la simplicité de la formule. Et puis, il y avait, en plus, la rencontre de deux mondes très différents…»
Tous deux élevés à la musique classique
Petit à petit, Mika se montre plus volubile sur son rapport à la musique classique: «Quand j’écoute Chopin ou Rachmaninov, je suis dans un univers familier, mais cela m’oblige au plus grand des respects, car j’ai très tôt compris que je ne serais jamais assez bon pour interpréter ces compositeurs. Cela ne m’empêche pas pour autant d’en comprendre toutes les nuances, d’écouter les notes, d’écouter ce qu’il y a entre les notes.»
Et de nous raconter ses premiers essais au piano lorsqu’il était enfant. Des leçons particulières avec Alexander Ardakov, très bon interprète russe de Chopin. Mais le professeur, découragé par les difficultés techniques du bambin, finit par le confier à sa femme. Et celle-ci, à son tour, finit par expliquer au jeune Mika qu’il «ferait mieux de chanter»! Six mois plus tard, Mika chante, et avec passion, tant la musique est devenue le refuge de son enfance difficile.
«La musique était mon recours. Alors, évidemment, ce Nocturne de Chopin me rappelle les moments pas évidents de l’enfance.» Lorsque, par exemple, un instituteur dont il est la tête de turc l’oblige à rester assis sans bouger, sans même pouvoir aller aux toilettes. «Le chaos que vous ressentez en vous à ce moment-là, c’est la musique qui m’a permis de le surmonter.» Elle lui donne même un sens au monde, à la vie. Car «quelqu’un qui joue au piano crée son propre univers, son propre monde confirme Lang Lang. On se raconte une histoire de la vie avec des nuances, des contrastes, des contradictions. C’est une conversation avec soi-même à la fois philosophique et psychologique.»
Puis, c’est au tour de Lang Lang d’écouter la chanson Take it Easy de Mika, un de ses nombreux tubes. D’emblée, le concertiste lui pose des questions techniques sur le son très particulier du piano et de la guitare. «J’ai découvert qu’il existait d’autres musiques que le classique quand j’avais 7 ou 8 ans. C’était avec Michael Jackson et des artistes pop chinois. Ce fut un choc, mais cela ne m’a pas incité à changer de genre. Ma seule inquiétude était le fait d’avoir ou non du succès, et quand. Je m’entraînais tout le temps. Je ne faisais que ça.»
Malgré des personnalités et des abords très dissemblables, Mika et Lang Lang ont noué une véritable complicité, donnant à leur duo un charme irrésistible. «Je me souviens d’avoir écouté Mika seul au piano devant le Duomo de Milan. Je dois avouer que j’ai pleuré!
– Je joue pourtant au piano d’une manière très simple! s’étonne Mika.
– Mais c’est ce qui me plaît!» lui répond Lang Lang, qui se souvient aussi avoir été impressionné par la voix de son complice lorsqu’il avait chanté avec le contre-ténor Jakub Józef Orlinski, accompagné par l’orchestre baroque de l’Opéra royal de Versailles.
Si les deux artistes ont en commun une enfance difficile, leurs phénoménaux succès respectifs les ont-ils consolés de ces années qu’on ne souhaiterait à aucun enfant?
«Nous en avons parlé tous les deux. Est-ce que je peux le dire? demande Mika à Lang Lang. Oui, nous nous sommes en effet posé la question de l’incidence de ces années sur nos vies actuelles.» «C’est vrai qu’on a un peu vécu la même chose», ajoute Lang Lang. «Est-ce pour autant une revanche? interroge Mika, avant de poursuivre: Nous sommes, en tant qu’artistes, nés de ces difficultés.»
Si les parents de Mika ne poussaient pas la carrière de leur fils, il en fut autrement du père de Lang Lang, qui nourrissait des ambitions très personnelles à travers son rejeton. Était-ce trop pesant? «Difficile à dire quand les parents vous poussent à essayer de trouver votre chemin, et le langage qui vous permettra de vous exprimer, nous répond Lang Lang. Mon père a su découvrir très tôt mon talent. La mémoire oublie les moments les plus cruels, car j’ai très vite adoré donner des concerts.» Et Mika de souligner: «Quand vous êtes sur scène, vous devez laisser votre liberté prendre le dessus. Tout ceci fait partie de votre être, et nous faisons preuve d’une incroyable résilience. Rien n’est moins créatif que la colère de la revanche. La musique et la poésie, au contraire, nous permettent cette résilience.» «Même si c’est un mécanisme un peu complexe, car certaines choses reviennent en mémoire quand vous jouez des pièces sur lesquelles vous vous êtes acharné enfant, comme certaines sonates de Beethoven, intervient Lang Lang. La musique agit comme un flash-back: vous vous entendez les jouer comme des années auparavant et vous vous rappelez immédiatement ce que vous ressentiez alors.»
Mika est à l’abri de ces dangereux souvenirs. Il ne joue que son propre répertoire, quand Lang Lang interprète celui des grands compositeurs. Les voilà à évoquer Jean-Sébastien Bach, «si compliqué mathématiquement et spirituellement.Combien de temps as-tu attendu pour enregistrer les Variations Goldberg que tu jouais en concert depuis si longtemps? demande Mika.
– Vingt-huit ans, répond Lang Lang, en souriant, qui insiste sur le fait que le meilleur interprète de cette partition reste Glenn Gould, qui a tellement fait évoluer l’interprétation au fil des années.
– Moi aussi, j’aimerais changer les interprétations de mes chansons, mais ce n’est pas facile, avoue Mika. Les attentes du public sont phénoménales. Il aime réentendre encore et toujours les mêmes choses, comme pour se rassurer. Les gens payent un billet pour vivre une expérience. Ils ont besoin de reconnaître les tubes qu’ils ont aimés afin de se retrouver. Pourtant, refaire une chanson avec orchestre, c’est très jouissif. Même si elle est ainsi totalement différente.»
Un meilleur visage au monde
Sans doute est-ce pour cette raison qu’il a donné ce concert baroque à Versailles, dont il garde un souvenir enjolivé par la présence de sa mère, qui était venue alors qu’elle était au plus mal.
Si Mika a commencé à monter sur scène dès ses dix ans, «moyennant de petits cachets qu’[il] donnai[t] à [s]a mère», Lang Lang était, au même âge, une bête de concours avec obligation paternelle de les gagner. De cette période, ils ont hérité d’une véritable empathie pour les enfants. «Je me sens bien quand je suis avec eux, dit très calmement le concertiste. Nous avons des discussions très honnêtes, très vraies, et c’est chaque fois une grande expérience humaine. Ma chance est d’être citoyen du monde grâce à la musique. Je veux que d’autres en profitent.»
«La musique donne aux jeunes un meilleur visage du monde, ajoute Mika qui, au Liban, a connu la guerre. Elle peut changer la vie des enfants comme elle a changé la nôtre. Elle renforce la communauté humaine. Une communauté musicale est transsociale. Elle oblige à la réciprocité. Et cela donne des fondations aux hommes de demain.»
Source : MikaWebsite[.Com!] – Le Figaro
Ce 25 décembre, Nostalgie Belgique vous invite à la table de Mika. Durant 2 heures, installez-vous à table avec l’artiste et 10 auditeurs privilégiés. Au programme : des confidences, des chansons en live, du rire et beaucoup de bienveillance.
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Mika interprète « C’est la Vie »
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Mika interprète « Jane Birkin »
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Mika interprète « Underwater »
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Source : Nostalgie Belgique – YouTube 0ckjj Eriko
Claudia, Mika et Lang Lang sont de retour avec un recueil de chansons festives, un Père Noël secret, des surprises de célébrités et une finale incontournable pour les fêtes à la gare de King’s Cross à Londres. Cet épisode spécial a été diffusé sur la chaîne anglaise Channel 4 le lundi 25 décembre 2023.
Cliquez et retrouvez également l’intégralité de la 1ère saison de « The Piano » sur la page dédiée à l’émission.

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Source : MikaWebsite[.Com!]
L’émission « Les 20 chansons préférées des français de 2023 » a été diffusée le dimanche 24 décembre 2023 sur M6. Plusieurs artistes étaient présents dont Mika.
La chanson « Keep It Simple » en duo avec Vianney est arrivée 12ème du classement. Le titre « C’est la Vie » est quant à lui arrové en 10ème position. Retrouvez ci-dessous les prestations de Mika.
Mika interprète « Keep It Simple » en duo avec Vianney
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Mika interprète « C’est la Vie »
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Source : MikaWebsite[.Com!]
Passage obligé des plus grandes stars de la musique d’aujourd’hui et de demain. Au programme : musique live et interviews. Avec cette année encore la promesse de moments d’exception, rares et privilégiés. Le samedi 16 décembre 2023 c’était au tour de Mika et Juliette Armanet.
Mika et Juliette Armanet – L’intégrale (Lives & Interview)
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Mika interprète « Underwater »
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C’est la Vie
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Jane Birkin
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Bougez
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Grace Kelly
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Underwater
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Source : MikaWebsite[.Com!] – RTL – YouTube LE Grand Studio RTL
Les Purecharts Awards sont de retour en 2024, après avoir fédéré plus de 300.000 votes lors de leur première édition.
12 catégories, 5 nommés… Du 18 décembre 2023 au 18 janvier 2024, c’est à vous, et à vous seuls de voter pour vos artistes, clips, chansons et albums préférés de l’année écoulée !
Cliquez pour VOTER ! Mika est nommé dans les catégories suivantes :
– Artiste masculin international de l’année
– Album francophone de l’année
Source : MikaWebsite[.Com!] – Purecharts Awards
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